Une forme de méditation – construire un nouveau bureau

Publié dans Faites vous-même, Ma maison

A

Une séance de méditation est de mise.

Je sais, je dois m’y mettre – à ma façon.

Bientôt.

À ce jour, je n’ai pas encore rédigé mes objectifs pour cette année, mais en gros, je sais dans quelle direction je veux me diriger – je dois maintenant être plus assidue et me pencher sur leur rédaction afin de les concrétiser.

Mais en attendant, je me considère en mode rattrapage et je constate que j’ai fait UN PEU de progrès alors j’espère être à jour bientôt. Les choses avancent lentement, et j’ai dû m’attarder à prendre soin de mes vieux chiens. Mon Bouvier-Bernois de 14 ans se porte moins bien et je suis forcée de réaliser que « ce jour-là » peut arriver à tout moment que ce n’est plus juste « une mauvaise journée » qu’il traverse. Je devrai lui dire adieux bientôt et même si j’ai le cœur brisé à l’idée de devoir prendre cette décision, parfois c’est pour le mieux. Mais malgré tout, ce n’est pas plus facile pour autant… et on ne s’habitue jamais à cette sensation.

Sur un autre sujet, je me souviens d’avoir décidé, il y a un certain temps, de tenter ma patience avec la méditation. Je m’étais dit que je devais trouver le moyen de ralentir mon esprit hyperactif, mais après quelques essaies plutôt difficile de rester assise, immobile, pour plus d’une heure et de ne « pas penser », je savais que la méditation n’était pas pour moi.  Je devais trouver un autre moyen pour tranquilliser mes pensées. En discutant de ma situation avec mon professeur de méditation, je lui demandai si d’être assise immobile était la seule façon de méditer. Est-ce que je pouvais être créatrice de ma propre méthode? Il me répondit « mais bien sûr » et j’ai tout de suite eu un éclair de génie quant à la façon qui fonctionnerait pour moi – nettoyer et organiser (car l’un ne va pas sans l’autre)!

Alors lorsque je trouve ma tête trop pesante de tout plein de trucs et que j’ai de la difficulté à réfléchir, je nettoie ma maison. Et lorsque je dis « nettoie », je veux dire « choisir une pièce négligée depuis trop longtemps et la rendre étincelante ».

Mais attendez, je ne fais pas juste épousseter, laver les planchers, les fenêtres, etc. Je passe en revue tous les objets, réorganise la disposition de la pièce, réévalue la fonction de l’espace, peinture, améliore, etc. C’est ça ma méditation.

Alors cette semaine, je choisis mon bureau/chambre d’invités.

Il y a quelques années de cela, j’ai créé cet espace pensant que ce serait le meilleur endroit pour accomplir ces fonctions. J’ai bâti un lit escamotable pour les invités, et j’avais déjà un bureau et des armoires, un bureau pour Marcel, des articles de coutures, des bibliothèques, etc.

Ça n’a pas duré. Je n’aime pas travailler en haut, car je me sens déconnecté du reste de la maison, mais à cette époque beaucoup de mon travail se faisait sur les lieux de mes clients alors je n’avais pas repensé à cet inconvénient. Lorsque je me suis mise à me concentrer sur mon commerce en ligne et site web, j’ai déménagé mon bureau en bas, qui accapare la majorité de mon salon (projet à venir bientôt)!

La pièce en haut devint alors un espace de staging/storage/couture/ordinateur à Marcel/chambre d’invité. En deux mots: un fouillis!

Suivant un long processus de planification (car je ne veux pas avoir à refaire ceci chaque année), j’ai décidé de commencer avec le petit espace du bureau de Marcel – ce petit coin où il peut aller se réfugier et télécharger sa musique lorsqu’il a besoin d’un peu de temps pour lui.

 

 

Son bureau était en fait créé à partir d’une commode IKEA d’une part et des pattes de l’autre.

C’était correct jusqu’au moment d’attraper des échardes en nettoyant le dessus en bois de grange. Non, pas pratique.

Alors j’ai décidé de recommencer à zéro.

Avec ce que je pouvais trouver sous la main.

 

Ces trois objets : des pattes de tables, un projet incomplet qui remonte à quelques années, une grosse pièce de verre qui allait jadis sur un bureau, et un peu du bois de grange utilisé sur le vieux dessus de bureau.

Lorsque nous avons refait notre salle de bain, nous avions trouvé de vieux papiers journaux sous les planchers datant de 1928-1929, l’année que ma maison a été construite!

J’avais conservé ces journaux en pensant créer une table à café avec la vitre que j’avais, mais la grandeur de la vitre m’inquiétait à l’idée de devoir la vendre (en un temps qui serait trop long à mon avis) alors je l’avais mise de côté pour un jour l’utiliser sur un projet.

Et ce jour arriva.

Alors je la sortie de la remise et fit mon inspection du collage que j’avais réalisé il y a 3 ou 4 ans (j’oublie) et mis à part une petite partie que le papier avait décollée, l’état général était bon.

Ensuite, je pris les mesures de l’épaisseur de la vitre et réalisa que l’épaisseur du bois de grange existant était parfaite, en étant jumelé à une base en contreplaqué, pour s’agencer à la vitre afin d’offrir une surface plane. Je me mis donc à coller et clouer le contour à ma base de contreplaqué.

 

Le contour, cloué et collé au contreplaqué, qui sera sous le dessus du bureau en bois de grange.

Le bois de grange sera ¼ de pouce (désolé, je suis allé à l’école lors du bon vieux temps du système impérial et je calcule encore avec cette méthode de pouces et de pieds) plus épais que le contreplaqué, mais lorsque la vitre sera en place, la surface sera lisse et à niveau. Je crois que ça équivaut environ à 5 – 6 cm.

Le cadre du dessus de bureau est attaché au contour qui se trouve en dessous.

Lorsque le dessus est terminé, je visse en place un support au mur à l’endroit où le bureau va se trouver, éliminant de cette façon le besoin d’avoir des pattes à l’arrière du meuble.

La prochaine étape est de m’assurer que les pattes à l’avant et le support au mur à l’arrière sont au niveau, et croyez-moi, ce n’est pas acquis avec les vielles maisons que les planchers sont au niveau. Les chances sont qu’ils ne le sont pas… alors mieux vaut prendre son temps et s’assurer que les choses sont à l’équerre (ou du moins qu’ils ont l’air à l’équerre).

Les pattes que j’ai utilisées (et que j’utilise dans beaucoup de mes projets) sont achetées chez Woodturners Incorporated (www.woodturners.net), une compagnie canadienne. Ce sont celles que j’utilise depuis que j’ai commencé à fabriquer des meubles. Leur service est super et il y a une grande variété de style de pattes qui s’adapte à tous les projets. Si j’en trouve des usagés, je suis toujours heureuse de pouvoir leur donner une seconde vie, mais lorsque j’ai un style particulier en tête, je les achète d’eux. Les pattes que j’utilise pour ce projet avaient été achetées flambant neuves, mais je les aie utilisé pour un autre de mes projets avant. Une patte était plus courte que l’autre alors j’ai dû coller un morceau de bois sur le dessus de la table et je l’ai sablé jusqu’à ce que ce soit au niveau. Puisque les pattes avaient été peinturées, les pièces ajoutées ne jurent pas au niveau de la couleur du bois et ça ne parait pas à moins qu’une personne sache que le morceau est là (et cette personne, c’est moi).

Durant mon projet, j’ai décidé de peinturer les murs. Cette pièce est également l’endroit où je prends mes photos de produits, alors l’utilisation d’une couleur plus neutre était logique que ce vert qui s’y trouvait avant. Tant qu’à nettoyer une pièce, aussi bien y aller jusqu’au bout et peinturer les murs. À mon avis, ça donne une impression encore plus propre.

Un nouveau départ.

On efface le vieux et on repart en neuf.

Un vent de fraîcheur!

Une thérapie efficace.

Bien mieux que de rester assise sur mon petit matelas à tenter de rester tranquille.

Je choisis la couleur « Weathered White » de Behr car j’aime le nom, et le résultat est superbe. Tellement que je vais utiliser (éventuellement) la même couleur dans mon corridor à l’étage.

Une fois le bureau en place, je n’ai d’autres choix que d’appliquer un peu de modge podge aux vieux papiers journaux. Le temps a rendu le papier fragile et défraîchi. Si je veux que ça dure, je dois le sceller et éviter sa dégradation.

 

Regardez les prix de ces items d’épicerie d’époque!

 

Une parcelle d’histoire!

J’ai réussi à préserver de plus gros morceaux de journaux, mais jamais une page entière, mais les gros morceaux que j’ai pu sauver, je les aie encadrés. Mes cadres au-dessus de mon bureau ont les noms des quotidiens, les gros titres et les dates. De merveilleux sujets de conversations avec mes amis!

Alors j’en suis rendue là avec le coin bureau. Je me souviens de l’époque ou je pouvais peindre une pièce en quelques heures à peine. Malheureusement, je ne peux plus réaliser cet exploit même si je suis plus souvent à la maison qu’avant. Voyez-vous, je travaille de la maison, et avec ma boutique en ligne, mais journées sont rarement de 8 à 5, alors cette pièce sera terminée à mon nouveau rythme, mais soyez assurés que je vous garderai informés des développements!

 

 

 

 

 

 

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